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Il a repoussé les tentations de Satan au désert, refusé l’épée au jardin des Oliviers, rejeté la présence des marchands au Temple, invalidé la prière du pharisien hypocrite, renoncé au miracle qui l’aurait détaché de la croix. Il n’a pas suivi Simon le Zélote, attenté à la vie des Romains, cherché à renverser le trône de Caïphe. Il a laissé venir à lui les enfants tout comme il a assumé son destin jusqu’à boire l’amertume du calice. Guidé par les seules valeurs qui font de l’humain un Homme, Jésus de Nazareth est une belle image de refusant. 

Tableau d'Alexandre Ivanov, Apparition de Jésus-Christ à Marie-Magdeleine (1835) :

"Pour l'aider à en venir à des vérités plus profondes, Jésus prive Marie-Magdeleine de la facilité de s’accrocher à Lui. Il le fait pour l'appeler à quelque chose de plus grand (...) En d'autres termes, il lui refuse la possibilité de s'accrocher à son corps pour la même raison qu'il demande à Thomas de toucher ses plaies et son côté." [selon Joe Heschmeyer, Why Does Jesus Tell Mary Magdalene Not to Touch Him?]