Le spectateur affranchi

13 décembre 2018

DROIT AU SERVICE DE RENSEIGNEMENT

Renseignement vs information

Il faudrait inscrire le Droit au Renseignement dans la Constitution

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05 décembre 2018

DIX SOLUTIONS ?

PT1116-Dissolution-Testing_225Demander la dissolution de l’assemblée revient à proposer un jeu de chaises musicales : faire tourner les députés issus des partis que les Français en colère récusent. La demande témoigne de la totale incompréhension de l’attente populaire. Un comble pour ceux  qui n’ont que la loi de l’offre et de la demande à la bouche !

De fait, la seule dissolution attendue est celle d’une politique de total laisser-faire néolibéral.

Contre la grande braderie annuelle qui sévit depuis... 30 ans, dix solutions, au moins, sont possibles, sous réserve d'accepter au nom de la Fraternité, un peu plus d'égalité et un peu moins de liberté pour ceux qui ont celle du plus fort de la jungle.

 

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02 décembre 2018

LIRE LES NOTICES

lire les notices

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28 novembre 2018

1968 : AVANT / APRES

mai_68_une-3616699Y a-t-il un avant et un après 1968 en France ? En termes d’expression insurrectionnelle moderne, la question peut se poser.

Avant, depuis 1792, de 1830 à 1944 en passant par 1848, 1871, 1917-1918 et 1934, peu importe le projet, révolutions et  manifestations populaires se justifiaient par une volonté de changer de modèle politique et social.

Après, de 1985 (touche pas à mon pote) à 2018 (touche pas à mon pouvoir d’achat) en passant par 1995 (touche pas à ma retraite), 2006 (touche pas à mon contrat), voire à #Noustoutes (touche pas à mon corps), révoltes et manifestations expriment toutes un désir d’intégrer ou de rester dans le système.

1968 marque la fin d’une époque, le début d’une autre. Le mois de mai fut un moment d’arrêt, un anti-mouvement, un instant de bascule durant lequel le pays a hésité. Mais, entre une jeunesse tentée par la rupture et des ouvriers décidés à défendre les positions chèrement acquises, la procrastination l’emporta : toute idée de changement fut remise à plus tard. À trop tard ?

Entre l’avant et l’après 1968, la différence est aussi dans les contextes historiques : avant, le temps des nationalismes, des grands conflits mondiaux et des crises radicales ; après, le temps de la mondialisation et de la pacification armée dans une prospérité relative.

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27 novembre 2018

MEDIAS VS "LES GENS"

infos citoyennes hors contexteMessage de Sophia Chikirou diffusé sur Twitter et relayé via Facebook. Message compréhensible mais dangereux.

Hors médias trouve-t-on « des images fortes, de tout le pays » et « des commentaires censés de toute sorte de gens »? Ces images et ces commentaires sont des informations qui hantent depuis bien longtemps les cafés du commerce et autres espaces de partage. Elles témoignent d’une réalité, mais rien ne garantit qu’elles soient moins mentalement corrompues, trompeuses ou mal informées que celles proposées par les journalistes. Malgré toute la sincérité qui les justifie, ces informations sont toujours données hors contexte, sans recul, par des personnes impliquées comme acteurs ou comme témoins dont la présence sur les lieux n’est jamais impartiale. Si beaucoup de journalistes méritent les critiques qui leurs sont adressées, le recours aux « citoyens » anonymes n’est pas une solution saine.

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21 novembre 2018

PARTAGE SI...

partage

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13 novembre 2018

SALLES OBSCURES ET ECRANS TOTAUX

Cavernes modernes

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04 novembre 2018

L'AVENEMENT DE LA CHAOCRATIE

 mensonge-verite-41dfbS’ils n’en sont pas les producteurs, les réseaux sociaux n’en favorisent pas moins la diffusion des fake news et des thèses complotistes. Ils sont, malgré eux, les instruments de la radicocratie (ou fakecracy pour les amateurs d’anglicismes). En effet, ces médias qui ont le mérite d’être libres et ouverts à tous ne donnent vraiment de la voix qu’à ceux qui font du bruit, ce fameux buzz qui n’est réservé qu’à ceux qui choquent, scandalisent ou étonnent.

Pour exister sur les réseaux, il faut se distinguer, sortir de la masse, émerger de l’océan des internautes. Pour y réussir une performance, il n’y a que deux planches de salut sur lesquelles l’ambitieux se doit de mettre les mains : celle de l’exagération d’une part, du nombre d’autre part. Cette seconde condition devrait condamner les extrêmes : comme les « riches » dans une population donnée, ils sont une minorité, une frange à la marge ; par définition, ils ne peuvent être ce qu’ils sont que parce qu’ils sont plus riches ou extrêmes que tous les autres réunis. Mais, comme les riches sur les marchés financiers, les extrémistes ont le pouvoir de faire nombre sur les réseaux : le militantisme se combine à la technologie pour leur permettre de démultiplier les faux comptes, les faux électeurs et les fausses nouvelles, sachant qu’aucun scrupule ou nulle morale ne les arrête. Une seule provocation bien relayée par les « coquins » et les « robots numériques » suffit à déchaîner les passions et à occuper les plateformes comme d’autres occupent les territoires conquis.

Pour contrer ces assauts de radicalité sociale, la sagesse, la modération, la démonstration, l’argumentation, la réflexion ou le savoir, sont de vaines qualités, du moins à court terme qui est celui qui compte. Ces valeurs, en effet, demandent trop de temps et trop d’efforts pour espérer s’imposer dans le carrousel des polémiques médiatiques. Sur les réseaux sociaux, les activistes les plus radicaux jettent l’intelligence avec l’eau du buzz et sur les murs qui enferment chaque internaute dans sa tour numérique ne survivent que les fils (thread) les plus délirants.  Peu importe, au final, la divinité pourvu que le croyant ait l’ivresse. Dans ce capharnaüm, les soldats du dieu x, y ou z ont beau jeu de répandre leur opium.

Cette logique des réseaux assure pour longtemps le pouvoir des extrémistes. Lesquels parmi tous ceux qui se complaisent dans les religions de l’extrême ? Nul ne peut le dire et c’est là que surgit le principal paradoxe de la radicocratie, une particularité qui la situe à l’opposé des dictatures totalitaires à l’ancienne. Les fausses nouvelles (fake news) ont une courte espérance de vie et leur corpus ne garantit aucune pérennité à qui que ce soit. Une fake de perdue, dix de retrouvées qui ne plaident pas forcément pour la même chapelle, sinon la cathédrale du Mensonge et de l’Ignorance, les deux mamelles de la chaocratie. La caractéristique principale de cette dernière est de n’avoir aucune tête, aucun chef charismatique, aucun programme identifiable sinon celui de la confusion dont nul n’est en mesure de dire qui en tirera le marron du feu. Le marron, de toute façon, sera toujours le citoyen ordinaire. Pas de culte de la personnalité sur la toile de l’écran total où chaque mensonge a droit à son quart d’heure de gloire. Les réseaux sont comme des hydres : une tête de coupée, dix la remplacent aussitôt que le chevalier à la tunique blanche ne parviendra jamais à repousser. Ce qu’il faut craindre avec un tel régime de gouvernance, ce n’est pas la tyrannie du parti, du dictateur ou d’un peuple mais celle de la radicalité elle-même, de l’extrême à l’état pur, de la violence permanente, de l’incivilité posée en manière d’être, de la désocialisation générale, de l’anarchisme dans sa définition la plus vulgaire. La chaocratie est au service de l’ignorance élevée en religion bien plus que d’une caste.

Paradoxe encore du réseau social : il finit par séparer ceux qu’il s’était donné mission de relier ! Et la chaocratie échappe aux hommes, y compris aux concepteurs de réseaux incapables de reconnaître leurs créatures. Elle se sert du réseau sans jamais se mettre au service de l’humain que ce dernier avait vocation à servir. Elle consacre le triomphe de la déshumanisation au profit du verbe pléthorique de la babelisation.  

Les soupçons d’interventions russes ou chinoises dans les scrutins américains ou européens accréditent le phénomène : par le biais des mensonges, des faux militants et de l’espionnage numérisé, ces puissances ont compris tout le mal qu’elles pouvaient tirer des réseaux asociaux. La ruse de l’histoire, c’est que la bête libérée n’est pas contrôlable et que ceux qui profitent des mensonges du jourseront les victimes de ceux qui s’énonceront demain. Comme toujours, les apprentis sorciers ont oublié un détail, en l’occurrence : le fait que l’homme a le génie de se faire toujours plus radical que le plus radical d’entre eux.

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30 octobre 2018

HISTOIRE SANS TABOU NI CENSURE

André_Gill_-_Madame_AnastasiePar définition, l’historien (comme le juge) est contre toute forme de censure. Pour son travail, il a besoin de toutes les sources, de toutes les traces laissées par les hommes, quelle que soit la cause que ceux-ci ont pu servir.

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28 octobre 2018

LA VIEILLESSE ET L'ENFANCE

imageLa vieillesse est cruelle. Tandis qu’elle lui saute au visage, l’expérience qu’elle distribue plus ou moins généreusement aide le senior à mieux comprendre ce dont elle le coupe ! La tête découvre le pouvoir au sens noble du terme quand le cœur ne l’a plus ! Les conflits de génération se nourrissent de cet étrange processus qui fait que celui qui sait ne peut plus ce que peut celui qui ignore encore.

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